« Pop-corn » est tout simplement incroyable! Les mots manquent pour décrire ce merveilleux spectacle. Deux mouvements. Et cela suffit largement pour nous faire faire des bonds émotionnels, à l’image du maïs dans la casserole. Bref, un spectacle fort en « nezmotion »!

Tout commence le jour où la production décide d’abandonner l’émission « Pop-corn, le show qui saute qui peut ». La présentatrice vedette, MartÔ, clown-sexy, monte au créneau et débarque furibarde dans le bureau de Maud, sa directrice et ex-compagne. On assiste alors à un duel où s’échangent les reproches professionnels, les allusions vulgaires et les souvenirs intimes dans un rythme effréné. Et dans cette énergie, lorsqu’elles basculent soudainement dans la sincérité et l’émotion, on ne peut que plonger avec elle.

« Pop-corn », c’est l’histoire de deux personnages à la carapace fêlée par la vie. C’est une histoire qui se parle au public. D’elle-même. « L’auteur sait que les mots ont une matière« , nous confie la metteure en scène. Et force est de le dire : le texte – parfois un peu ardu – de Pietro Pizzuti a quelque chose de palpable. Inspiré du scandale médiatique italien, c’est un texte sur mesure pour les deux comédiennes. « Pop-corn », c’est donc une histoire qui sent bon la complicité.

Complicité dans laquelle le public est happé grâce au travail incroyable des artistes : les comédiennes au grand talent et au dynamisme plus grand encore, Anne Beaupin et Laurence d’Amélio, et Daphné D’Heur qui signait la mise en scène précise et efficace. À elles trois, elles rendent tout à fait intelligible ce texte riche en images et en poésie.

La scénographie est d’une simplicité exemplaire : une table basse, un canapé, deux chaises en plastique autour d’une table, un grand mur au fond avec un éclat de peinture. Juste ce qu’il faut pour offrir du jeu aux comédiennes. Et tout se laisse oublier en moins de temps qu’il n’en faut pour l’écrire au dernier – et bouleversant – tableau.

[aussi sur demandezleprogramme.be]

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