Le Syndrôme de Walt, c’est croire encore aux happy-end, au Prince Charmant, que les gentils sont bons et les méchants mauvais, point à la ligne. Le Syndrôme de Walt, ça ressemble à beaucoup d’innocence et un brin de fantaisie sur le plateau.

Dans une multitude de courtes scènes plutôt décousues, les trois comédiens nous font naviguer en eaux troubles : ici un bonheur mensonger, là le ridicule d’un espoir réalisé, ou là encore la réalité scientifique d’un conte de fée. De petites touches autour de la thématique des contes, de ces histoires qu’on raconte aux enfants en espérant entraîner ceci ou cela chez eux. Voguant entre la douce candeur de Disney et le trash d’Andersen ou des Grimms, le spectacle entend faire rire par le décalage conte/réalité.

Pour cela, Eric De Staercke semble l’avoir bien compris, rien de tel qu’une bonne dose d’amusement. Les comédiens s’amusent, se marrent, et ça se sent, ça se partage même. Côté mise en scène, les délires sont biens servis : scénographie surprenante, costumes loufoques dans un monde « normal », et double-jeu de langage.

Malgré un rythme un peu flottant et une dramaturgie difficile à cerner, le rire est au rendez-vous. Le Syndrôme de Walt est un bon divertissement, qui allège le coeur et insuffle une certaine légèreté.

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