Tétraplégique à la suite d’un accident de voiture, Marco réclame son droit à la mort. « Je suis un esprit vivant dans un corps mort ». Jo, face à la maladie d’Alzeimer, décide de se faire euthanasier. Il meurt entouré de sa famille. A l’annonce de son cancer, Marianne a fait la même demande. Mais des projets de vie plein la tête, elle finira par s’éteindre naturellement en soins palliatifs sans avoir jamais reparlé d’euthanasie. A travers ces trois histoires et le témoignage du docteur Luc Sauveur, le spectacle nous confronte avec une violente douceur à la difficulté de dire au revoir, que ce soit pour le mourant, le médecin ou la famille. Brillant !

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(…) L’équipe le dit elle-même : il est impossible de rendre compte de la réalité. Celle-ci est trop forte, trop extrême pour pouvoir être mise en scène d’une manière touchante sans tomber dans le pathétique. Qui plus est, le choix de la pudeur est sans doute le plus judicieux pour témoigner de la souffrance. Tout d’abord car les histoires racontées sont contemporaines, et que cette mise à distance est autant la marque d’un respect admirable vis-à-vis de ces personnes, qu’elle ne laisse une véritable place d’interprétation aux comédiens.

(…) Le public suit avec émotion l’évolution des situations. Il attend le final, qui est à la hauteur des espérances : un hymne à la vie. « En attendant le jour » se dépose comme un papillon de tempête : léger, discret, presque pudique pourrait-on dire, et en même temps chargé d’une force terrible. Celle de la mort, et du besoin d’en (re)faire une communion dans l’émotion et la recherche d’un nouvel équilibre, avec le manque et la tristesse, un moment de lien entre les vivants.

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