« La beauté du désastre » questionne les disparitions volontaires, les fugues de soi et de la société. Des sujets riches qui interpellent et ne laissent probablement personne indifférent. Les textes de Thomas Depryck allient poésie et quotidien de manière agréablement surprenante. Le mélange de genres et des technologies est une mode actuelle qui donne de beaux résultats, notamment Tristesses d’A.-C. Vandalem, ou les spectacles de Fabrice Murgia. Cependant, cette création qui ouvre plein de pistes n’en exploite aucune pleinement : bémol à un projet prometteur.

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« La beauté du désastre » est un spectacle à la pensée de mise en scène très riche, avec une vraie volonté de faire se rencontrer différents arts et différentes technologies, une entreprise ambitieuse qui s’éparpille peut-être un peu trop. A ce titre, il tient de la performance : les tableaux s’enchaînent et chacun efface le précédent, les symboles et clefs de compréhensions volent en tous sens. Au public de les saisir et de les faire siennes, cette transmission-là ne semble pas au centre du travail.

Je tiens à rappeler que la critique est le reflet d’une opinion personnelle subjective. La balance n’inclinera pas, pour tous, dans le même sens. La preuve en est : autour de moi dans la salle, quelques spectateurs enthousiastes ont offert une standing ovation à l’équipe.

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